L’histoire du Beaunois, c’est avant tout celle des pierres, des celliers, de ces murets de pierre sèche qui dessinent les paysages. Pour continuer à raconter cette histoire, plusieurs associations montent au créneau dans des projets de restauration et de valorisation du patrimoine.
Conserver les cabottes : passion et technique au service du bâti vernaculaire
Les “cabottes”, ces cabanes de vignerons en pierres sèches, sont de petites merveilles qui jalonnent notre vignoble. Avec le temps, beaucoup tombent en ruine. Mais, depuis 2016, Les Amis des Cabottes réunissent bénévoles et artisans lors de chantiers participatifs pour restaurer ces témoins du passé.
- Ateliers de découverte : Plusieurs fois par an, des journées sont organisées pour apprendre à remonter un mur en pierre sèche, découvrir les outils anciens et écouter les anecdotes de vieux vignerons.
- Relevés scientifiques : Avec l’aide de l’INRAP et de l’Université de Bourgogne, l’association cartographie et documente plus de 300 cabottes recensées dans le canton !
- Valorisation auprès du public : Des balades guidées “sur les traces des cabottes” rencontrent un succès croissant auprès des familles curieuses ou des amateurs de patrimoine.
Le projet a d’ailleurs reçu en 2022 un coup de projecteur lors des journées européennes du patrimoine ; l’une des restaurations, à Savigny-lès-Beaune, a même été primée par la Fondation du Patrimoine.
“Mémoire de Beaune”: à la recherche du patrimoine oublié
Œuvrant pour sauvegarder les traces d’un passé parfois méconnu, l’association Mémoire de Beaune documente, restaure et fait revivre des éléments pourtant minuscules mais centraux de la vie locale.
- Restauration des plaques de rues en lave émaillée du XIXe siècle
- Chantiers-écoles pour les jeunes : initiation aux techniques de la chaux, entretien de puits anciens, valorisation des escaliers “à la bourguignonne” dans les cours intérieures
- Collecte d’anecdotes et témoignages auprès des anciens, soigneusement archivés dans leur “audiothèque patrimoniale”
Cette approche “métiers d’art et mémoire vivante” attire chaque année de nouveaux habitants, désireux d’agir concrètement pour la conservation du patrimoine quotidien. Source : Le Bien Public.